Monter une partition en modifiant fstab

Désignation des partitions et points de montage

Après avoir modifier ses partitions il peut arriver que le système nous demande notre mot de passe pour monter la dite partition. C’est galère…

Dans le cas présent; je souhaitais créer 2 partitions:

  • la première contenant des machines virtuelles
  • la deuxième  du travail en cours ainsi que des profils, pour y accéder depuis 2 systèmes: debian et fedora installé en dual-boot.

Je travail principalement sous débian, mais également sous fédora.

Info sous Gnu/Linux les disques:

  • IDE se nomment hda pour le premier, hdb pour le deuxième, hdc pour le troisième ( ce sont les vieux disques..)
  • Scsi, Sata ou USB se nomment sda le premier, sdb le deuxième

Sur un portable il n’y a généralement que 2 emplacements pour les disques donc sdc est par déduction un autre périphérique: USB.

Les partitions au sein des disques:

  • sda1 première partition du premier disque sata
  • sda2 deuxième partition du premier disque sata

Les nombres 1,2,3,4 correspondent aux partitions primaires, et étendues, puisque les partitions logiques commencent à 5.

Dans le cas des partitions étendues,nous utilisons directement la partition logique. Pour rappel les partitions étendues permettent le contournement de la limitation à 4 partitions primaire.

Virt la première étant sur /dev/sda mon premier SSD

Commun la deuxième sur /dev/sdb mon deuxième SSD

Suite à quelques maladresses, les partitions ne montaient pas automatiquement, je trouve ça relou les interfaces graphique par moment, j’ai donc modifié le fstab. Et c’est plus simple pour chercher de l’aide en fait.

Sauvegarder fstab

Le fstab étant le fichier où sont enregistré les points de montages;  avant de le modifier il est recommandé d’en faire une copie.

Ouvrez un terminal et saisissez

  • cat /etc/fstab pour afficher le fichier dans le terminal

etcfstabSauvegarde

  • cp /etc/fstab /home/user/sos.fstab pour copier fstab dans le dossier utilisateur en le renommant sos.fstab.

Restauration

  • (en root) cp /home/user/sos.fstab /etc/fstab pour le restaurer

Vous voyez que mes partitions sont désignées par un UUID c’est un identifiant très fiable et quasiment unique pour vos « périphériques ».

  • Prenez les privilèges (ou les droits) su dans le terminal.
  • saisissez blkid pour afficher l’UUID correspondant aux partitions.

etcfstab1Je vois bien mes partitions les partitions /dev/sdb1 et /dev/sda11, leurs LABEL « commun » et « virt », leurs UUID et leurs TYPE

Les partitions devant être montées en permanence doivent l’être dans /mnt/ il faut donc créer 2 dossiers simplement avec mkdir. Il faut les créer en root!

  • mkdir /mnt/virt /mnt/commun

Il suffit d’éditer le fstab avec nano (toujours en root), déplacé le curseur à l’aide des flèches directionnelle, et commencez la saisie, quand vous avez terminer contrôle+o pour valider la saisie, entré pour valider le nom du fichier, contrôle+x pour fermer nano.

  • nano /etc/fstab

etcfstab2

Voyons comment ce fichier est constitué, pour l’éditer

device     mount point   type   options   dump   pass
UUID=1ed95b5a-5c7f-44fd-ab53-34305312fcc3       /mnt/commun     ext4    defaults                        0       2

  •  device désigne le périphérique

Ici j’ai choisi l’UUID en utilisant la correspondance dans blkid, j’aurais pu choisir /dev/sdb1. On peut désigner un périphérique local ou distant comme //192.168.1.100/VM (le dossier de stockage des machines virtuelles).

  • mount point désigne le point de montage

J’ai crée le dossier commun précédemment  dans /mnt/ avec mkdir, il s’agit donc de /mnt/commun . Attention si vous avez des espaces dans le nom du dossier, il faut alors échapper l’espace avec 40 (moi je mets un tiret) , et none pour le swap.

  • type c’est le système de fichier et correspond à l’option -t de mount

Indiquez vfat pour du fat, pour le ntfs vous aurez besoin d’installer le paquets ntfs-3g pour pouvoir écrire, pour le partage samba le type est cifs .

  • options de montage -o de mount

Ici l’option: »defaults » signifie « rw,suid,dev,exec,auto,nouser,async »:

  • rw pour read and write, possibilité de ro: read only (lecture seule)
  • suid/nouid pour set user ID c’est une autorisation assez permissive qui permet d’executer un script avec les droits du user qui l’a crée, il semble que se soit une pratique peu recommandé, cette autorisation devrait disparaitre.Voir le setuid demystified sur le site de l’université de Berkeley
  • dev/nodev/ _netdev permet l’interprétation de /dev/sda1 /dev/sda2…
  • exec/noexec: permet l’execution/ou non de binaires sur la partition.
  • auto permet le montage automatique au démarrage du système, notez le noauto pour samba car il faut que les services réseau soient en route, le partage samba se monte automatiquement à la demande avec le credential mis en place, mais je me connecte avec le username déclaré dans ./smbcredentials.
  • nouser: interdit à un utilisateur ordinaire (non root) de monter le système de fichiers.
  • async permet au serveur nfs de répondre à une requête sans attendre que les changements de la requête précédente.
  • pass  ordre de verification au demarrage mettre la valeur à 1 pour la racine, 2 pour une partition linux, et 0 pour du windows.
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