Structure du système de fichiers

Une règle importante dans les systèmes Gnu/Linux :

  • TOUT EST FICHIER

Vos documents, absolument tous vos documents peu importe leur nature, photo, vidéo, musique, votre disque dur, SSD, chaque volumes, clé USB, imprimante…tout; oui tout, ne cherchez pas plus loin , (allez pour être franc, ce n’est pas tout à fait vrai, nous y viendrons) .

  • « Oui mais il y a des dossiers quand même, et une clé USB c’est bien du matériel »
  • « Oui mais!! »: TOUT EST FICHIER.

Les dossiers ou « répertoires », ne sont que des représentions graphique simplifié.

Et oui votre clé est bien un matériel, nous verrons comment « ça monte », nous le verrons dans l’arborescence . Il existe donc des:

  1. fichiers standards du genre fichiers de données (.odt, .txt), fichiers images (.png, .jpg, .jpeg, .svg), fichiers audio (.mp3, .ogg), fichiers de code (.py, .php, .C), etc etc
  2. fichiers spéciaux pour les périphériques (voilà la clé et encore je prends un raccourci).

C’est un peu plus claire? En admettant que tout est fichier, c’est plus simple.

Oui mais les dossiers…, comme expliqué ce sont des répertoires qui ne sont qu’une représentation graphique, en réalité vos fichiers et vos « répertoires » sont des i-nodes (index de nœuds) contenant la description et caractéristique du/des dit/s fichier/s.

Dans un environnement graphique, nous faisons en générale beaucoup d’action à la souris, et trouver certaines information devient (franchement) fastidieux. Nous allons commencer à voir quelques commandes.

Dans le gestionnaire de fichiers, nous pourrions dire que nous exécutons la commande ls , ls correspond à lister un contenu. Nous avons relativement peu d’info.

Vue graphique
Vue graphique

Vos « répertoires » sont en fait des fichiers contenant eux mêmes une liste d’i-nodes auquel correspond les noms des fichiers, sinon nous aurions en permanence des listes énormes d’i-nodes et de nom de fichiers affichés, au fur-et-à-mesure que l’on travaille sur la machine.

 

En utilisant simplement les commandes suivantes:

  • ls -i dans un répertoire, vous accédez à la liste des i-nodes et les noms qui y correspondent.
  • ls -i <nom du fichier> , vous avez l’i-node du dit fichier.

Ici la commande est exécutée dans le répertoire de l’utilisateur ordinatous, les noms en bleue sont des répertoires, en blanc un fichier.

L’i-node contient les informations suivantes que l’on obtient ls -l (les méta données si vous préférez) :

  • types de fichier: (-) simple fichier, (d ) répertoire, (l) lien, il en existe d’autres que vous ne rencontrerez que dans quelques cas particulier.
  • droit d’accès (r) read= lecture, (w) write= lecture , et (x) execute=exécution
  • nombre de liens
  • UID identifiant de l’utilisateur propriétaire
  • GID identifiant du groupe propriétaire
  • taille
  • Un horodatage (différent suivant l’argument utilisé.
    • atime: dernier accés (commande stat <nom du fichier> ou ls -lu)
    • mtime: dernière modification du fichier (commande ls -l)
    • ctime: dernière modification de l’i-node (commande stat <nom du fichier> ou ls -lc) c’est à dire modification des droits d’accès d’un fichier
  • adresse

 

Donc pour faire simple "TOUT EST FICHIER", un fichier possède 
un nom (voir plusieurs) mais un seul i-node, cette i-node 
contient lui une somme d'informations concernant le fichier.

A noter que c’est le principe d’i-node qui nous permet d’ouvrir le même fichier, avec plusieurs applications en même temps.

Arborescence

Prenez un arbre, imaginez le à l’envers , les racines en haut. Sous Gnu/Linux c’est pareil il y a « la racine » écrit comme ceci / (le slash) ou encore . (le point).

Restons dans l’imagé où une branche représenterait un « répertoire » contenant lui même des feuilles, des « fichiers ». Voici les principaux répertoires d’un systèmes, on dit qu’ils sont à la racine. Les dossiers utilisateurs sont dans le home lui même à la racine.

FHS
Représentation graphique du système de fichiers

La plupart des systèmes Gnu/Linux et Unix-like respectent cette organisation, à quelques différence prés mais reste très similaire.

Lors du partitionnement nous choisissons 2 partitions pour séparer le système de l’espace utilisateur, nous voyons que ceci est parfaitement transparent pour l’utilisateur, nous pourrions même choisir des systèmes différents pour le système et l’espace utilisateur ce serait tout aussi transparent.

Voilà donc pour les fichiers, répertoires et l’organisation de votre système de fichiers, nous allons voir comment nous déplacer dans cette arborescence.

 

 

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