F) Sata, Processeurs

Created samedi 27 février 2016

Maintenant qu’une carte mère devient au moins un peu "familière", chacun sait un minimum de quoi est
composée celle-ci... mais pas forcément encore à quoi sert chaque élément, et comment fonctionne chacun
d’eux.
Petit rappel d’un visuel de carte mère, ici une ASUS en socket FM2 :

Voici maintenant un bref passage sur les lecteurs disquettes... si un jour... quelqu'un aurait la drôle d'idée de vous demander de faire fonctionner ce genre d'appareil.
Un lecteur disquette se branche sur un port qui ressemble à l’IDE mais a moins de broches.
Sur les cartes mères actuelles, ce port n'existe plus. Dans ce cas pour des besoins bien spéciaux, on peut acheter un lecteur en USB.

Le lecteur de disquettes a donc cette apparence, s’alimente via un mini-molex, et se branche à la carte
mère via une nappe spécifique.

La forme du connecteur est ici bien nette...
Le contrôleur se nomme FDC (Floppy Disk Controller) et le lecteur FDD (Floppy Disk Drive).
Une nappe plus classique, conventionnelle :

Ce connecteur possède 34 broches, il est impossible de confondre avec les nappes IDE (la différence sera
vue par la suite).
Il y a en général un détrompeur... mais pas toujours, vigilance donc !
Ce qui est important à retenir : les rares disquettes encores utilisées de nos jours sont de capacité
1,44 Mo (1,38 Mio), sont lentes et peu fiables. Je propose de ne s'en servir que si on ne trouve rien
d'autre pour un cas particulier ;)

Une autre interface est encore un peu utilisée : l’interface IDE (Integrated Drive Electronics), ou plutôt ATA (Advanced Technology Attachment).
Les termes "IDE" ou "PATA" sont appropriés, même cela désigne la même interface.
Les périphériques utilisent une nappe souple comportant 40 broches, parfois munis d'un détrompeur.

Ces connecteurs sont identiques pour le contrôleur et les périphériques.
Les antiques cartes étaient équipées de 2, voire 4 ports IDE. Les cartes mères actuelles n'en proposent généralement plus qu'un seul voire aucun, en raison de l'obsolescence de ce standard.
Chaque port permet de brancher 2 périphériques : un en "maître", un en "esclave". Une carte mère disposant de 2 ports IDE permet donc de brancher 4 périphériques de stockage ; on parlera alors de canal Primaire (Primary) et canal Secondaire (Secondary).
La distinction maître/esclave permet simplement de séparer logiquement les unités de stockage qui sont elles connectées physiquement en parallèle sur le contrôleur, par contre l'utilisation de chacun d'eux est similaire.
Pour effectuer cette distinction Master / Slave, on positionne un cavalier (jumper) sur le sélecteur incorporé au périphérique. Il existe aussi une position CS (Cable Select) qui permet (si on positionne les 2 périphériques en CS) de déterminer automatiquement lequel est maître et lequel est esclave, en fonction de la position sur le câble.
Voici un un visuel d’une nappe IDE :

Donc 40 broches mais seulement 40 fils, ce qui veut dire que c'est une nappe très ancienne, à ne plus utiliser de préférence (car il y a risque d'interférence et donc d'erreurs...).
L'IDE / PATA utilise ce qu'on appelle l'Ultra DMA (parfois noté UDMA) et a été pensé dans le but d'optimiser au maximum l'interface ATA.
l'Ultra DMA utilise des codes CRC pour détecter les erreurs de transmission. Ainsi les différents modes Ultra DMA définissent la fréquence de transfert des données.
Lorsqu'une erreur est rencontrée (lorsque le CRC reçu ne correspond pas aux données) le transfert passe dans un mode Ultra DMA inférieur, voire sans Ultra DMA (mode PIO).
Attention, si une machine devient très lente et n'a pas la chance d'utiliser du SATA (donc a sûrement de l'IDE), il ne faut pas hésiter à aller vérifier dans le gestionnaire de périphériques (si on a Windows) si le canal IDE n'a pas basculé en mode PIO... ce qui fait que tout devient très lent. Dans ce cas on pourrait changer la nappe IDE voire le disque dur.

Mode Ultra DMA Débit (Mo/s)
UDMA 0 16.7
UDMA 1 25.0
UDMA 2 (Ultra-ATA/33) 33.3
UDMA 3 44.4
UDMA 4 (Ultra-ATA/66) 66.7
UDMA 5 (Ultra-ATA/100) 100
UDMA 6 (Ultra-ATA/133) 133

Afin de limiter les interférences ; on utilise une nappe ajoutant 40 fils de masse (soit un total de 80),
entrecalés avec les fils de données afin de les isoler et possédant les mêmes connecteurs que la nappe de
40 fils.
Ce qui donne, pour une nappe actuelle :

Les bonnes nappes se reconnaissent très facilement, via leur apparence différente.
Par contre bien sûr, il y a bien 80 fils MAIS 40 broches (et donc 40 PIN sur la carte mère et
périphériques).

Ces 40 fils supplémentaires servent uniquement à mieux isoler les fils utilisés, pour éviter donc tout type de perturbation et ainsi obtenir un débit élevé sans erreurs.
Si on met une nappe non adaptée sur un périphérique UDMA 66 et +, il y aura trop d’erreurs et donc le contrôleur IDE risque de basculer automatiquement en UDMA 33 voire même en mode PIO.

Par ailleurs, les débits indiqués sont des débits théoriques maximum qui circulent entre le contrôleur IDE et le périphérique.
En aucun cas ça ne veut dire que le périphérique va pouvoir sortir un tel débit ! C’est juste que l’interface pourrait le faire, SI le périphérique pouvait débiter autant.
Aucun lecteur de CD, DVD, et rares sont les disques durs pouvant saturer une interface UDMA 133, pour le moment. Il faut dire aussi qu'il y a peu de disques très récents en IDE... ils sont tous en SATA.

L’IDE est voué à disparaître, il est même fortement recommandé de s'en passer complètement.
Depuis plusieurs années déjà, le Serial ATA est bien installé, et équipe maintenant toutes les cartes mère.

Serial ATA (ou S-ATA ou SATA) est un bus informatique principalement conçu pour le transfert de données entre le processeur d'un ordinateur et un disque dur. C'est l'évolution du standard Advanced Technology Attachment (ATA ou IDE). Le Serial ATA a de multiples avantages par rapport à son
prédécesseur, les trois principaux étant sa vitesse, la gestion des câbles et le branchement à chaud (Hot-
Plug, en théorie du moins, selon contrôleurs et paramétrages). L'ancienne norme ATA est renommée en Parallel ATA (P-ATA) afin que les deux ne soient pas confondues.

Les premiers modèles de Serial ATA, apparus en 2003 permettent un débit théorique de 150 Mo par seconde mais il a été conçu pour aller bien plus vite. Le Serial ATA II double sa vitesse à 300 Mo/s puis les 600 Mo/s avec les cartes mères actuelles sont atteints avec le SATA 3 (ou 6 Gb/s). Cependant à 150 Mo/s ce n'est que 17 Mo/s de plus que le plus rapide des Parallel ATA : l'ATA/133. Les bus parallèles ont maintenant des difficultés pour augmenter leurs vitesses à cause d'un problème de synchronisation des lignes de données.

Certes, on pouvait se demander quelle était la nécessité d'une interface de communication aussi rapide alors que les disques durs, étant mécaniques, ne dépassaient pas facilement les 100 Mo/s (au départ).
Désormais, les disques durs récents de bonne gamme dépassent les 160 Mo/s en pointe... et puis il y a aussi les SSD qui ont besoin de débits très élevés, dépassant souvent les 400-500 Mo/s en lecture (un peu moins en écriture).
Physiquement les câbles utilisés sont différents. Les données sont transmises par un fil flexible de sept conducteurs avec des connecteurs de 8 mm à chaque extrémité. Il peut faire n'importe quelle longueur jusqu'à 1 mètre. Comparé au court (théoriquement) câble de 80 fils du Parallel ATA, c'est un soulagement
pour les constructeurs.
De plus, le flux d'air et donc le refroidissement des équipements est amélioré. Le concept de rapport maître/esclave entre les dispositifs a été abandonné. Le Serial ATA n'a qu'un périphérique par câble. Les connecteurs ont des détrompeurs, il n'est donc plus possible de mettre des connecteurs de câble à l'envers.
Les disques durs natifs en Serial ATA exigent également un connecteur électrique différent qui fait partie de la norme. C'est le même type de connecteur mais en plus large que celui utilisé pour les données, ainsi il n'est pas possible de confondre les deux. 15 broches sont utilisées pour assurer trois tensions d'alimentation différentes si nécessaire (3.3 V ; 5 V et 12 V). Les mêmes connecteurs physiques sont utilisés pour les disques durs de 3.5 et 2.5 pouces.
Pour les disques ou SSD 2,5 pouces, apparemment seul le +5V est utilisé en entrée, ce qui facilite d'ailleurs les adaptateurs vers USB (disque dur externe par exemple).
Pendant une période de transition, divers adaptateurs entre Parallel et Serial ATA étaient utilisés pour convertir l'un en l'autre. Pour exécuter la conversion du serial vers le Parallel ATA ou vice versa, un pont (ou bridge) est utilisé. Il y a une pénalité de performance visible avec cet arrangement, et les tests du début 2003 ont montré une réduction de performance de l'ordre de 30-50 pour cent. Cette restriction a ensuite disparu car les contrôleurs et les disques durs supportent tous le Serial ATA nativement.

En bref, 3 débits différents pour le moment :
Le SATA 1, dit "SATA 150" ou "SATA 1,5 Gb" monte jusqu'à 150 Mo/s
Le SATA 2, dit "SATA 300" ou "SATA 3 Gb" mais plus souvent SATA2, va jusqu’à 300 Mo/s
Le SATA 3, dit "SATA 6 Gb" monte jusqu’à 600 Mo/s
Outre cette augmentation, le SATA 3.0 met en avant une fonction NCQ améliorée ainsi qu’un meilleur contrôle de la gestion de l’énergie, un critère devenu prépondérant. À noter l’apparition de deux nouveaux
connecteurs, l’un dévolu aux unités de stockage 1,8 pouce, l’autre aux unités optiques dites « slim » (7 mm d’épaisseur).
Voici les connecteurs classiques...
Il s’agit du connecteur pour les données, et l'alimentation.

Pas de molex pour les périphériques SATA ! (sauf exception, certains disques dur hybrides mais anciens)
Les alimentations récentes ont d’ailleurs toutes une ou plusieurs alimentations SATA.
Par ailleurs, il existe des adaptateurs d’alimentation Molex vers SATA s'il n'y en a pas assez.
Bien sûr en terme d’adaptateur il y a aussi IDE vers SATA, cela permet une certaine transition.
Attention en général pour les IDE vers SATA cela requiert un mini-Molex supplémentaire.

Un exemple d’adaptateur IDE vers SATA.
Sur les premières cartes mère avec SATA, cet adaptateur était souvent fourni...
Dans le cas présent, il provient d’un bundle de carte mère ABIT (constructeur qui a arrêté de fabriquer des
cartes mères depuis).
Adaptateurs d'alimentation molex vers SATA :

Ici quelques exemples de cables de données SATA.

Important : la couleur du cable n’a pas d’importance, chaque cable permet le même débit.
Mais alors finalement, c'est important ou ça ne l'est pas ;)
Pour comparaison avec l'IDE, voici une photo :

Et une autre plus parlante, sur 1 disque dur et 1 graveur DVD slim :

En effet l'alimentation sur graveur slim est différente :

Et pour voir la différence entre IDE et SATA sur un disque dur :


Le SATA, en théorie, permet de brancher ou débrancher un périphérique à chaud, soit "hot plug".
Dans la pratique il faut que le contrôleur supporte cela, mais aussi le périphérique.
Pour les cartes mères, il faut surtout que le mode AHCI (Advanced Host Controller Interface) soit actif, ou encore le mode RAID, mais pas le mode compatible IDE.
Si le contrôleur est ancien ou qu’il y a le mode IDE actif, il y a peu de chances que cela fonctionne, tout ce que vous risquez de gagner c’est griller le contrôleur SATA voire la carte mère (même avec des ports eSATA).

A ce niveau là, l’USB est sans risque.
Que faire si votre carte mère n'a pas encore l'in-dispensable SATA 3 ?
C'est très simple : il y a une carte à ajouter en PCIe x1, et contient une puce Marvell SATA 3
A ce sujet, c'est souvent cette puce qui est placée sur une carte mère ayant le SATA 3.

Et pourquoi pas l'USB 3 et le SATA 3 sur la même carte ?
Surtout si la carte est mieux conçue, autant en profiter ;)

On parle aussi à l'avenir du SATA Express
Le SATA Express semble conçu comme un mélange du PCI-Express et du SATA, afin de fournir une
interface encore plus rapide, par exemple pour des SSD, car certains d'entre eux saturent déjà l'interface
SATA 6 Gb/s.
Il y aurait alors une connectique un peu plus grande côté carte mère, rétrocompatible SATA, et côté périphériques (disques ou SSD) on ne sait pas encore ce qu'il en sera, mais de préférence des périphériques compatibles SATA Express et SATA à la fois, pour éviter de choisir entre les 2 ou d'être bloqué.
Quelques schémas pour agrémenter...



Avant de continuer dans d’autres périphériques ou BUS, il est important de voir le Processeur.
Le processeur, (ou CPU, Central Processing Unit, "Unité centrale de traitement" traduit de l'anglais) est
un des composants essentiels d'un ordinateur, qui exécute les programmes et où sont effectués les principaux calculs. Sa cadence (le nombre de micro-instructions qu'il effectue en une seconde) est exprimée en Hertz (Hz), ou plutôt GigaHertz (Ghz).
Par raccourci, on peut appeler cela un CPU, processeur, micro-processeur, ou autres dérivés.
En ce qui concerne les ordinateurs de type PC actuels, les deux principales sociétés qui conçoivent les processeurs sont Intel et AMD (processeurs compatibles Intel). VIA ne semble proposer que des processeurs basse consommation.
Dans ces ordinateurs, le processeur se situe sur une prise quasiment carrée et composée d'une multitude de trous. Le processeur, lui, est composé d'une multitude de pointes (broches, picots, PIN) s'insérant dans ces trous.
Cette prise se nomme le socket.
Chez Intel depuis le socket 775, les PIN ont été déportés sur le socket de la carte mère, et le processeur n'a pas de PIN mais juste des contacts.
Par ailleurs, notons que depuis début 2006, Apple utilise des processeurs Intel.
On peut les nommer "Mac Intel" et sont fait exactement du même matériel que les PC.

Concrètement, voici ce qui me semble important, pour choisir facilement un processeur pour PC, de nos jours :

- La taille des caches (L1, L2 et L3 s’il y en a un)
- La fréquence de fonctionnement (en Ghz)
- Son architecture interne
- Finesse de gravure
- Le nombre de coeurs
- Chaleur dégagée (en Watts), appelée TDP (Thermal Design Power)
- Consommation énergétique (en Watts, mais n'est pas le TDP !)

La chaleur dégagée est souvent liée à la finesse de gravure du processeur, à sa tension, à sa fréquence de fonctionnement et au nombre de coeurs.
Par ailleurs, avant d’acheter on peut tout à fait trouver divers tests sur internet ou magazines, qui permettent d’évaluer les performances d’un processeur (idem pour une carte graphique).
Il s’agit d’un BenchMark.
Souvent, c'est aussi accompagné de la consommation électrique à la prise, et même de l'efficacité (Watts consommés pour une puissance fournie).

Overclocking ou comment augmenter la fréquence de son processeur

L'overclocking aussi noté o/c est une méthode qui consiste à augmenter la fréquence du processeur au-
delà de ce qu'a prévu le constructeur lors de ses tests.
C'est une manipulation périlleuse qui n'est pas accessible ni aux novices, ni à quelqu'un qui ne s'y "connaît qu'un peu". Il faut savoir que le processeur est paramétré par le constructeur à une fréquence qui ne risque pas d'endommager le matériel.

Aussi, même si tout fonctionne, l'O/C peut diminuer la durée de vie du processeur et des autres
composants (car ça chauffe un peu plus pour la carte mère).

Lorsque le matériel le permet, on peut overclocker à partir de son système d'exploitation (Windows après
le démarrage ou Linux...) ou dès la mise sous tension de la machine dans le BIOS / UEFI par lequel on
peut accéder en appuyant généralement sur la touche Suppr, F1, F2, F8 ou encore F10.

- Par le système d'exploitation: Pour overclocker par le S.E., il faut être en possession d'un logiciel d'overclocking.
- Par le BIOS / UEFI : La méthode d'o/c par le bios est parfois longue et fastidieuse car il est recommandé d'augmenter la fréquence du processeur peu à peu (par exemple, de 100MHz en 100MHz) et à chaque augmentation, il faut démarrer normalement et effectuer une série de tests avec des logiciels qui éprouvent le processeur comme OCCT, 3DMark, etc...

Il faut parfois, selon le degré d'overclocking, également augmenter la tension électrique (souvent dite voltage), régler les timings et tension de la RAM... Divers articles sur internet vous expliqueront comment procéder en détails.

Note : dans certaines cartes mères, le BIOS / UEFI possède des paramètres préenregistrés pour overclocker votre cpu.
Il est à noter que les processeurs de cartes graphiques sont de plus en plus souvent overclockées.

Par contre ceux-ci ne peuvent l’être facilement depuis leur propre BIOS / firmware, mais plutôt via un
S.E. (ou O.S. = Operating System) ou à la limite cela peut être intégré dans le firmware de la carte
graphique.
Il y a également, pour compenser le surplus de dégagement thermique, du matériel de refroidissement qui devient de plus en plus efficace et accessible.
Mode Turbo, quand le processeur s'overclocke tout seul, de manière maîtrisée
Avec les processeurs actuels de Intel et AMD, il y a souvent un mode Turbo automatique, ce qui permet un overclock automatique selon l'usage du processeur.
C'est sans danger car cela a été testé par le constructeur, et ne fait pas dépasser le TDP maximum prévu.

Exemple : si un logiciel ne demande qu'un usage monocore (n'utilise qu'un cœur d'exécution), on va
diminuer la fréquence voire désactiver les autres cores, et augmenter la fréquence du 1 er core.
Ainsi, ça peut être plus performant, sans consommer plus ni chauffer spécialement.

Consommation électrique à la prise, pour plusieurs processeurs selon la charge :

Architecture, entre x86 et x64

Les processeurs pour PC utilisent l’architecture x86 et x86_64 (ou x64).
On a rarement de l'ARM dans un PC, c'est plutôt dans les tablettes ou smartphones.
x86 est la dénomination de la famille de microprocesseurs compatibles avec le jeu d'instructions de l'Intel 8086. Les différents constructeurs de microprocesseurs pour PC se doivent de maintenir une compatibilité ascendante afin que les anciens logiciels fonctionnent sur les nouveaux microprocesseurs. L'architecture
de la série x86 à partir du Pentium a été nommée IA-32 par Intel.

Cette famille de processeurs, dont le Pentium est emblématique, quasi intégralement passée au 64 bits.

La gamme AMD64 (Opteron, Athlon 64, Sempron, Turion, Phenom et APU A4/A6/A8/A10) d'AMD introduisent des extensions 64 bits, intégrées aussi par Intel avec les instructions EM64T dans les Pentium D, Core 2 Duo / Quad, Pentium Dual Core et Celeron Dual Core, Core i3, Core i5, Core i7, et certains Atom (basse consommation).
Intel propose également une architecture 64 bit IA-64 totalement différente et incompatible, l'Itanium et l'Itanium 2. Cette dernière est plutôt à l'abandon apparemment, d'ailleurs les derniers Windows Server ne sont plus disponibles sur cette architecture.
De plus, les instructions intégrées dans un processeur peuvent être intéressantes car, avec les programmes optimisés pour, cela augmente grandement les performances.
Les plus connues sont MMX, SSE, 3DNow, SSE2, SSE3, SSSE3, SSE4, et plus récemment AVX et AVX2 (multimedia, calculs lourds par exemple).
Il y en a même permettant le chiffrement / déchiffrement AES matériel (AES-NI).
Plusieurs logiciels utilisent AES comme 7-Zip, OpenSSL, Linux, VMware, TrueCrypt, etc...

Multi processeurs et multi cores

Les architectures multiprocesseurs permettent à une machine d’utiliser de façon concurrente, plusieurs processeurs qui fonctionnent en parallèle. On peut ainsi partager les tâches et obtenir une puissance de calcul plus importante qu’avec un seul processeur.
Cela permet d’avoir plusieurs processeurs (2, 4, 8, etc...) utilisés au sein d’un même ordinateur.
Tous sont bien évidemment sur la même carte mère ; sauf sur les supercalculateurs où cela est réparti sur de multiples cartes mères et machines inter-reliées.
Ils peuvent avoir soit de la RAM partagée entre tous les processeurs, soit chacun leur RAM.

Seulement, mettre autant de processeurs prend de la place, et cela peut chauffer beaucoup.
Depuis quelques années et bien démocratisée aujourd’hui, le multi core est présent (double core, tri core, quad core, hexa core, octo core etc...).
Par exemple, un processeur Quad Core est un processeur équipé de 4 cores (ou unités de calcul) qui travaillent en parallèle.
Après avoir atteint un seuil critique dans l'évolution naturelle de la puissance des processeurs essentiellement basée sur la course aux gigahertz, les fondeurs AMD et Intel travaillent maintenant sur des processeurs plus sophistiqués.
La différence majeure entre les processeurs à plusieurs cores et les ordinateurs utilisant plusieurs processeurs est qu'un processeur multi core n'est en fait qu'un seul processeur, qui lui, finalement, contient quasiment plusieurs processeurs, alors qu'un ordinateur multiprocesseurs a plusieurs processeurs distincts (et donc plusieurs sockets et refroidissements).
En fait, utiliser un seul processeur Multi Core est plus économique (moins cher), chauffe généralement moins et a des performances similaires.
Au niveau d’un système d’exploitation, il y aura bien plusieurs processeurs visibles, et utilisables.
A noter que les processeurs à 3, 4 et 6 coeurs sont tout à fait abordables, mais il faut en avoir l’intérêt
(gros calculs, multitâches etc... ou simplement une vision à moyen ou long terme).
Au niveau du multiprocesseur (ou multithread), on a ces OS :

supercalculateurs les plus puissants de la planète.
spécifiques.
nombre de core). En versions Serveur, il gère selon les versions jusqu'à 256 processeurs. Il est
quasiment inexistant sur le marché des supercalculateurs (moins de 1 % des supercalculateurs
tourneraient apparemment sur Windows).

Aussi, depuis Windows 8, on voit directement dans le gestionnaire des tâches combien il y a de processeurs et de cores dans un PC, il fait bien la différence entre les 2.
Exemple d'affichage dans Windows 8 avec un AMD A10-5800K :

Bien évidemment, il faut avoir au moins 2 applications lancées en même temps et solicitant le processeur,
pour bénéficier correctement des avantages du multithread.
Ou encore, utiliser une application optimisée pour cela, dite "multi-threaded" = avec multi-processus.
Parallèlement à l'utilisation de plusieurs processeurs, Intel a émulé plusieurs processeurs, pour tenter de
gagner en performances en multi-tâches :

Hyper-Threading

Hyper-Threading (HT, en français Hyper-Flots ou Hyper-Flux) est le nom donné par Intel à son implémentation du SMT (Simultaneous Multi Threading) à deux voies dans le Pentium 4.
A noter que cette utilisation avait été arrêtée pour les Core 2 Duo et Quad, mais a été réintroduite ensuite dans les Core i3, certains Core i5 et i7.
Schématiquement, l'hyperthreading consiste à créer deux cores logiques sur un seul core physique, chacun doté de ses propres registres de données et de contrôle, et d'un contrôleur d'interruptions particulier.
Ces deux unités partagent les éléments du cœur de processeur, le cache et le bus système.
Ainsi, deux sous-processus peuvent être traités simultanément par le même processeur. Cette technique multitâche permet d'utiliser au mieux les ressources du processeur en garantissant que des données lui sont envoyées en masse.
Les avantages de l'hyper-threading sont les suivants :

Selon Intel, ce gain de performances va jusqu'à 30% par rapport à un processeur sans cette technologie.
Toutefois, les performances varient sensiblement selon les applications.

En résumé :
Pour les applications optimisées multi-thread, cela améliore en général les performances.
Par contre, pour les applications classiques, cela risque de dégrader les performances.
Si le processeur est puissant, les éventuelles pertes de performance ne se verront pas vraiment.
Néanmoins, si vous connaissez bien votre utilisation, vous pouvez très bien en fonction de ça soit activer ou désactiver l'Hyper-threading dans le BIOS / UEFI.
Récemment, il semblerait que AMD utilise un procédé similaire avec certains de ses APU, comme le A10-5800K.
En effet, ce processeur est annoncé comme un 4 cores, avec des fréquences élevées (jusqu'à 4 Ghz en mode Turbo, environ).
En pratique, en terme de performances cela ressemble plutôt à un bon double core, et Windows 8 trouve dedans seulement 2 cores et 4 cores logiques. Donc peut-être que ?
La carte graphique et le processeur en un... GPU + CPU = Partout maintenant
Chez Intel la grande majorité des processeurs actuels contiennent la carte graphique... du moins le GPU (Graphics Processing Unit).
Pour AMD c'est aussi le cas sur leurs APU (Accelerated Processing Unit), par exemple sur socket FM1 et FM2.
Voyons quelques images de processeurs...

Les processeurs

Ancien processeur sur lequel on voit bien les PIN, car il y en a "peu" et bien gros :

Sur un processeur récent, les PIN sont plus nombreux et petits, et plus difficiles à redresser en cas de
souci :

Plus de PIN chez intel à partir du Socket 775 : les connexions sont faites par les contacteurs à ressorts du
Socket.

socket 775

Socket 1150

un socket plus récent

Socket 1366

(donc on voit les "ressorts" ou "PIN" sur la carte mère) :

Recaputulatif

Récapitulatif des processeurs actuels et quelques prévisions (ici pour Intel) :

Chez AMD




Backlinks: Home:1) Technologies du PC